Motion thématique : On s’active ! Faire des groupes locaux des points d’appui des luttes parisiennes
Nous partageons une conviction : notre force ne réside pas seulement dans nos élu·es et nos victoires électorales, mais dans notre capacité à nous enraciner dans la société, aux côtés de celles et ceux qui luttent au quotidien. Cette motion propose de remettre l’organisation populaire au cœur de la vie de nos groupes locaux.
Le constat
Nos groupes locaux (GL) remplissent aujourd’hui des fonctions précieuses : ils sont des espaces de débat interne, des relais institutionnels et des lieux de mobilisation déterminants en période électorale. Ce travail est essentiel et nous y tenons.
Mais les GL restent insuffisamment des lieux d’organisation populaire, ouverts et accueillants pour celles et ceux qui ne sont pas déjà militant·es, des espaces concrètement utiles aux habitant·es de nos quartiers et des points d’appui solides pour les luttes locales.
La culture militante des Écologistes a historiquement un pied dans les institutions et un pied dans les mobilisations. Ce double ancrage est un atout rare : là où d’autres forces n’avancent que sur une jambe, nous pouvons à la fois peser dans les assemblées et agir dans la rue. Mais cet équilibre s’entretient. À mesure que le nombre d’élu·es augmente, le risque est réel que l’institutionnel prenne le pas sur le terrain et que nous participions aux luttes sans contribuer à les structurer dans la durée. Alors que notre nombre d’élu·es à la Ville de Paris et dans les arrondissements n’a jamais été aussi élevé, nous devons nous doter d’une ambition claire d’action sur le terrain et de rapprochement avec les parisien·nes pour maintenir cet équilibre.
Au-delà de maintenir une fidélité à notre histoire militante, être concrètement utile aux habitant·es est, aujourd’hui, une nécessité. L’extrême droite n’est plus une hypothèse lointaine : elle gouverne déjà des collectivités et se tient en position de force. Face à elle, seule une écologie populaire, organisée et ancrée localement, sera en mesure de résister et de protéger celles et ceux qui en ont besoin.
Mais disons-le clairement : il ne s’agit pas d’instrumentaliser des mouvements sociaux au profit du parti. La méfiance des syndicats, des associations et des collectifs envers les organisations partisanes est légitime. Notre boussole est inverse : venons en soutien de celles et ceux déjà présent·es sur le terrain. Nous avons des savoir-faire à mettre à disposition : conduite de campagnes, capacité de mobilisation, accès aux institutions, relais médiatiques. Et soyons lucides, nous avons également beaucoup à apprendre de l’expérience de ces mouvements. C’est dans cette réciprocité que pourra se construire une influence durable et respectée.
Nos propositions
Faire des groupes locaux des points d’appui des luttes parisiennes
Nous partageons une conviction : notre force ne réside pas seulement dans nos élu·es et nos victoires électorales, mais dans notre capacité à nous enraciner dans la société, aux côtés de celles et ceux qui luttent au quotidien. Cette motion propose de remettre l’organisation populaire au cœur de la vie de nos groupes locaux.
Le constat
Nos groupes locaux (GL) remplissent aujourd’hui des fonctions précieuses : ils sont des espaces de débat interne, des relais institutionnels et des lieux de mobilisation déterminants en période électorale. Ce travail est essentiel et nous y tenons.
Mais les GL restent insuffisamment des lieux d’organisation populaire, ouverts et accueillants pour celles et ceux qui ne sont pas déjà militant·es, des espaces concrètement utiles aux habitant·es de nos quartiers et des points d’appui solides pour les luttes locales.
La culture militante des Écologistes a historiquement un pied dans les institutions et un pied dans les mobilisations. Ce double ancrage est un atout rare : là où d’autres forces n’avancent que sur une jambe, nous pouvons à la fois peser dans les assemblées et agir dans la rue. Mais cet équilibre s’entretient. À mesure que le nombre d’élu·es augmente, le risque est réel que l’institutionnel prenne le pas sur le terrain et que nous participions aux luttes sans contribuer à les structurer dans la durée. Alors que notre nombre d’élu·es à la Ville de Paris et dans les arrondissements n’a jamais été aussi élevé, nous devons nous doter d’une ambition claire d’action sur le terrain et de rapprochement avec les parisien·nes pour maintenir cet équilibre.
Au-delà de maintenir une fidélité à notre histoire militante, être concrètement utile aux habitant·es est, aujourd’hui, une nécessité. L’extrême droite n’est plus une hypothèse lointaine : elle gouverne déjà des collectivités et se tient en position de force. Face à elle, seule une écologie populaire, organisée et ancrée localement, sera en mesure de résister et de protéger celles et ceux qui en ont besoin.
Mais disons-le clairement : il ne s’agit pas d’instrumentaliser des mouvements sociaux au profit du parti. La méfiance des syndicats, des associations et des collectifs envers les organisations partisanes est légitime. Notre boussole est inverse : venons en soutien de celles et ceux déjà présent·es sur le terrain. Nous avons des savoir-faire à mettre à disposition : conduite de campagnes, capacité de mobilisation, accès aux institutions, relais médiatiques. Et soyons lucides, nous avons également beaucoup à apprendre de l’expérience de ces mouvements. C’est dans cette réciprocité que pourra se construire une influence durable et respectée.
Nos propositions
1) Adopter une stratégie claire d’implantation dans les luttes sociales et environnementales
Il ne s’agit pas de créer une présence opportuniste et ponctuelle, mais un engagement constant et fiable, fondé sur les principes ci-dessus. Cette stratégie doit reposer sur une coordination organisée entre les élu·es, les groupes locaux et les parlementaires, afin que chaque lutte locale trouve un relais et que chaque relais s’ancre réellement dans le terrain.
Cela suppose notamment de :
Créer une cartographie locale des acteurs et des luttes locales ;
Maintenir des contacts mensuels réguliers avec les sections syndicales parisiennes, les inter-associations, les collectifs de parents d’élèves, les associations de riverain·es et les associations environnementales, culturelles, sportives et de solidarité ;
S’impliquer dans les conseils de quartiers ;
Créer des dispositifs adaptés à chaque mobilisation, assurant un lien constant avec la société civile, la visibilité des victoires obtenues et le relai clair du soutien écologiste.
2) Mener des campagnes « du quotidien »
- Pour être utiles, nous devons agir sur le terrain par des actions concrètes et répétées :
- Appuyer la création de syndicats de locataires ;
Développement des dispositifs d’entraide climatique et sociale au plus près des habitant·es ; - Développer des groupements d’achats alimentaires de quartier, soutenir les initiatives locales de caisses alimentaires ou participer aux actions des associations d’aide alimentaire ;
- Tenir des permanences régulières avec notamment les élu·es locaux·ales dans l’ensemble des arrondissements de Paris.
3) Se donner les moyens de nos ambitions et en rendre compte aux adhérent·es
Une ambition sans moyens reste un vœu pieux. Pour que cette stratégie vive dans la durée, il faut que :
- Les GL identifient un·e référent·e « luttes locales » et qu’iel puisse être formé·e et soutenu·e dans la durée par le collectif parisien, en accompagnant les plus petits GL dans cette démarche (support parisien ou relai inter-GL) ;
- Le Bureau Exécutif Départemental travaille à ce que les mobilisations soient une porte d’entrée privilégiée vers le parti. Celles et ceux qui nous rejoignent par une lutte locale doivent trouver un accueil simple et des propositions pour agir rapidement, et non la lourdeur parfois décourageante de la vie interne d’un parti ;
- Cette stratégie fasse l’objet d’une feuille de route pilotée par les pôles chargés de la mobilisation et de la coordination des groupes locaux du BED. Deux points d’étape par an sont prévus pour que le Conseil Politique Départemental puisse mesurer les avancées réelles en la matière.
