En avril, nous avons diffusé une première contribution écrite, L’Écologie forte, et proposé un cadre d’échanges horizontal pour permettre à un maximum d’adhérent·es de discuter du bilan des municipales, du fonctionnement de notre parti et du chemin vers lequel emmener notre parti au cours des prochaines années. 

Les cinq ateliers que nous avons organisés dans les arrondissements et en visioconférence ont permis de rassembler près d’une centaine d’adhérent·es et de récolter un matériau riche pour produire un texte d’orientation qui a vocation à rassembler le plus largement les écologistes parisien·nes lors de notre congrès départemental.

Vous trouverez ci-dessous les principaux axes qui sont ressortis de ces ateliers et qui ont été présentés aux adhérent·es lors d’une grande restitution, organisée le 6 mai dans le 10e arrondissement.

#1 Une ligne politique claire


Réaffirmer notre identité politique : une écologie populaire, antifasciste et sociale. Notre projet ne se résume pas à la défense de l’environnement : il lie indissociablement la justice sociale, la lutte contre toutes les dominations et la transition écologique. C’est cette identité que nous devons porter haut et clair, sans la diluer.

Ancrer, solidifier et diffuser nos priorités : santé environnementale, logement, services publics, alimentation et lutte contre les discriminations. Ces priorités parlent du quotidien concret des Parisien·nes et doivent structurer durablement notre action. Il s’agit de les rendre lisibles, de les inscrire dans le temps long et de les porter bien au-delà de nos cercles militants.

Anticiper une éventuelle bascule : faire de Paris une ville-refuge face à l’extrême droite. Face à la montée des idées autoritaires et réactionnaires, Paris doit se préparer à protéger les plus exposé·es. Anticiper cette bascule, c’est faire de notre ville un rempart de solidarité et un espace de résistance démocratique.

Assumer une méthode : l’horizontalité, les débats et la transparence. La façon dont nous décidons compte autant que ce que nous décidons. Privilégier le débat ouvert, le partage du pouvoir et la clarté des processus, c’est garantir la cohérence entre nos valeurs et nos pratiques.

Définir une stratégie écologiste parisienne : soutenir l’union de toute la gauche et affirmer la singularité de notre projet. L’union de la gauche est indispensable pour gagner et gouverner Paris, mais elle ne doit pas effacer notre voix. Nous voulons construire des alliances larges tout en restant identifiables comme écologistes, porteurs d’un projet propre et exigeant.

#2 Un meilleur fonctionnement interne


Restaurer la confiance dans la démocratie interne : ordres du jour en amont, comptes rendus, fin des décisions jouées d’avance, représentants au CPD qui consultent leurs GL. Une démocratie interne saine suppose que chacun·e puisse préparer, comprendre et peser sur les décisions. En diffusant l’information en amont et en rendant compte systématiquement, nous coupons court au sentiment que tout se joue ailleurs.

Créer des cadres de débat de fond : groupes de travail thématiques, espaces ouverts, revue/plateforme des idées et des mobilisations. Pour nourrir notre projet, nous avons besoin de lieux où les idées se construisent collectivement, au-delà de l’urgence des échéances. Ces espaces permanents donneront de la profondeur à nos positions et feront circuler les initiatives entre militant·es.

Renforcer le lien élu·es / militant·es et la coordination Paris / GL / région : les élu·es portent nos combats dans les institutions, mais leur action n’a de sens qu’adossée à la vie militante. Fluidifier les échanges entre échelons évite les fonctionnements en silos et renforce notre cohérence collective.

Ouvrir un grand chantier sur la représentativité et la diversité de nos listes et de nos élu-es internes. Nos instances et nos listes doivent ressembler à la ville que nous voulons représenter, dans toute sa diversité sociale et culturelle. Ouvrir ce chantier, c’est interroger sans tabou nos modes de sélection pour qu’ils n’excluent personne.

Un collectif au service des groupes locaux : inclure les co-secrétaires de GL dans la stratégie parisienne, renforcer le soutien du BED aux GL, favoriser les mobilisations inter-arrondissements et permettre la convivialité partout dans Paris. La force de notre mouvement repose sur la vitalité de chaque groupe local : le collectif parisien doit être à leur service.

#3 Mieux militer à Paris


Élargir notre base : nous devons nous donner les moyens d’aller chercher de nouveaux et nouvelles adhérent·es, par des campagnes de recrutement régulières et stratégiques, en saisissant des moments politiques comme la primaire de la gauche et en nous ancrant davantage dans le tissu local.

Accueillir et faire rester les gens : structurer un parcours militant clair (accueil, formation, accompagnement, montée en responsabilités) et soutenir activement les groupes locaux dans cette mission, en présentant à chaque nouvel·le arrivant·e l’ensemble des façons de s’engager.

Mieux nous mobiliser : proposer des missions et actions concrètes, définir collectivement des priorités de mobilisation par séquences de 2-3 mois plutôt que de tout mettre sur le même plan, et travailler la visibilité de nos actions en articulant GL, échelon parisien et élu·es.

Développer une culture militante plus inclusive et conviviale : assumer que politisation et convivialité se renforcent, se former à notre fonctionnement interne, soutenir activement les femmes qui prennent des responsabilités, et proposer des formats d’engagement courts compatibles avec des emplois du temps chargés.