Motion thématique
Ouvrir grand les portes de notre parti à Paris !
Contexte :
I. Renfermés sur nous-mêmes, nous étouffons
Aujourd’hui, notre parti voit l’arrivée de nouvelles.aux militant·es au moment des campagnes électorales et grâce au bouche-à-oreille. Ce sont souvent des personnes formées sur les sujets écologiques, issues de milieux favorisés et qui ont pris le temps d’adhérer chez nous. Bien que nous soyons fier.es de ces arrivées volontaires, nous devons nous questionner sur la reproduction sociale présente dans notre parti. Celle-ci limite notre capacité à prendre en considération l’ensemble de la société et à la représenter dans sa diversité. Cette sous-représentation peut conduire à des phénomènes de discrimination qui se reproduisent parfois malgré nous. Cela doit nous pousser aussi à questionner nos méthodes militantes qui peuvent être excluantes : réunions dans des bars nécessitant une consommation, actions qui ne parlent qu’à des personnes déjà politisées, débats trop centrés sur l’interne et horaires f ixés sur un calendrier de bureau.
Propositions :
II. Ouvrir pour respirer et gagner
L’ouverture de notre parti pourrait être vue comme une bouffée d’oxygène, nécessaire pour gagner les prochaines batailles électorales. Les dernières municipales, sans doute à cause de plusieurs facteurs (union et changement d’outils informatiques), ne nous ont pas permis de recruter autant de militant·es qu’espéré. Ainsi, afin de se préparer aux prochaines échéances, nous devons aller recruter activement en convainquant davantage de personnes éloignées de la politique, issues des quartiers populaires ou encore impliquées dans des collectifs et associations locales ou de quartier.
L’enjeu n’est pas seulement de renforcer nos rangs mais également de permettre une nouvelle représentativité et un nouveau récit collectif sur ce qu’est Les Écologistes Paris aujourd’hui. De nouveaux profils apportent de nouvelles expériences de vie et d’autres priorités, plus ancrées dans la réalité sociale de toute la ville. Pour réussir cette ouverture, nous devons mettre l’accent sur des revendications de politiques publiques qui correspondent aux intérêts des personnes à qui on s’adresse. Cela implique de repenser nos actions : investir de nouveaux espaces, faire de l’aller-vers utile, créer plus de liens avec les associations locales, développer des formes d’engagement plus accessibles et ancrées dans la vie quotidienne.
III. Venez comme vous êtes, restez car vous êtes chez vous
Un beau slogan qui doit devenir réalité ! L’inclusion est un long chemin qui ne se décrète pas mais qui se construit en y mettant les moyens et en fixant des objectifs. La campagne de recrutement doit se faire partout, en articulant la présence sur les réseaux sociaux, la distribution de tracts, la participation aux événements majeurs parisiens et à ceux plus locaux où nous sommes moins souvent représentés. Le ciblage doit être clair et notre discours adapté au public que nous voulons convaincre et accueillir.
Une fois convaincues, dès leur arrivée, nous devons leur permettre de trouver leur place grâce à un parcours militant, débutant par un accueil permettant de cibler leurs volontés et besoins. La mise en place d’un “passeport formation”, avec des formations automatiques pour les nouvelle.aux adhérent·es, permettrait de reprendre les bases de l’écologie politique et la présentation de notre organisation interne. En parallèle, des formations sur les discriminations et l’inclusion, obligatoires pour tous.tes, doivent être mises en place pour transformer durablement nos pratiques internes.
Nous devons également renforcer les moments de rencontre et d’interconnaissance au niveau départemental et inter GL pour mieux accueillir et intégrer et casser les logiques d’entre soi. Enfin, nous devons nous doter d’outils concrets favorisant la parité sociale et la promotion des personnes minorisées dans nos listes internes et externes (cf motion mode de désignation). Un mouvement écologiste qui veut transformer la société doit d’abord être capable de se transformer lui-même; commençons donc maintenant !
